Agents et automatisation · Couche 4
Agent d’IA
Une IA à qui l’on confie un objectif plutôt qu’une question : elle planifie, utilise vos outils et enchaîne les actions jusqu’au résultat.
Pour se le représenterUn assistant tout juste embauché à qui vous remettez un badge et une mission : il s’organise seul, mais n’ouvre que les portes que son badge autorise.
Une direction des achats confie à un agent le suivi des commandes en retard. L’agent consulte le logiciel de gestion, repère les livraisons en souffrance, rédige une relance par fournisseur et prépare un tableau de synthèse. Les relances ne partent qu’après validation de l’acheteur responsable. L’agent n’a qu’un droit de lecture sur les commandes : il ne peut ni les modifier ni les annuler.
L’AI Act ne prévoit pas de régime propre aux agents (UE · AI Act) : un agent relève ou non du haut risque selon son usage, par exemple s’il trie des candidatures (UE · AI Act, annexe III). Chaque action de l’agent sur des données personnelles reste un traitement dont votre organisation répond (UE · RGPD, art. 5) ; s’il prend seul une décision qui affecte significativement une personne, les règles sur les décisions automatisées s’appliquent (UE · RGPD, art. 22). Le 20 juillet 2026, une note exploratoire (France · CNIL et CIANum) a rappelé que le RGPD s’applique pleinement aux agents, en pointant leur mémoire, leur autonomie et une répartition plus floue des responsabilités.
« Quels outils votre agent peut-il appeler, avec quels droits exacts et sous quelle identité, et quelles actions exigent une validation humaine avant exécution ? »
L’assistant répond à une question ; l’agent poursuit un objectif et agit dans vos outils, en plusieurs étapes qu’il choisit lui-même. Plus il agit, plus les droits et la validation deviennent centraux.
Pas par nature : tout dépend de l’usage. Un agent qui trie des candidatures ou évalue la solvabilité de particuliers relève de l’annexe III, dont les obligations s’appliqueront à partir du 2 décembre 2027 (UE · AI Act).
Avec sa propre identité et des droits minimaux, plutôt qu’avec le compte d’un salarié. Sinon, les journaux attribuent ses actions à la personne et l’on ne sait plus qui a fait quoi.
Fiche pédagogique, pas un avis juridique. À jour au 29 octobre 2026.